L'exposition est accompagnée d'un catalogue publié pour l'occasion. Un
catalogue qui s'éloigne radicalement des normes. Le nom de l'artiste n'est
pas lisible immédiatement, mais il se trouve imprimé au dos de la pochette
de cartes postales. Le nom est inséré dans le décor et réduit au format
d'étiquette pour un objet.
Le catalogue consiste en huit cartes-postales. Huit images manipulées par
ordinateur, des vitrines et de l'intérieur du musée. Comme dans
l'exposition, le catalogue intervient aussi dans le musée. Une fois de plus
le spectateur est directement interpellé, et pris à contre-pied. A chaque
fois victime d'une illusion sur la ligne de démarcation entre domaine privé
et public.
La couverture du catalogue montre l'entrée du musée, avec gravé dans la
pierre ces mots "RIEN QUE POUR TOI". Réalité ou fiction? Sur la couverture,
le nom même du musée comporte une faute d'orthographe qui sème le doute et
pose la question de l'identité du lieu représente, confusion typique du
language mais aussi des arts visuels.